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Compagnie Jérôme Thomas   
Cirque Lili  
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Actualités 2009
Cirque Lili
Avant-propos à la mise en scène
  Cirque Lili
Vive le cirque !
Cirque Lili
Director’s notes
  Cirque Lili
Long Life the Circus!
Cirque Lili
Distribution
Cirque Lili
Co-Productions
Cirque Lili  
Revue de presse   
Arts de la Piste, avril 2002
Odile Cougoule
Libération, 2002
Bruno Masi
France Inter, chronique du 4 novembre 2003
Vincent Josse
La Croix, 1 novembre 2003
Didier Méreuze
Los Angeles time, 8 juillet 2005
Steven Oxman
The orange county register, 8 juillet 2005
Laura Bleiberg

Cirque Lili
CRÉATION 2001

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Rain/Bow Arc après la pluie
CRÉATION 2006

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Libellule et Papillons!
CRÉATION 2008 - Version théâtre

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Papillons!!
CRÉATION 2008 - Version rue

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Sortilèges
CRÉATION Jeune Public 2008

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Deux hommes jonglaient...
CRÉATION 2008 - Avec Roland Auzet

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Ici.
CRÉATION 2010

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Duo(s)
DEPUIS 2003 - Avec Jean-François Baëz

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FoResT
CRÉATION 2013

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Autres créations de la Cie

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De mai à août 2009, le chapiteau « cirque lili » est implanté à Linz et sa région, dans le cadre de Linz09, capitale européenne de la culture. Jérôme Thomas y met en piste le concert d’Isabel Ettenauer.
Le concert se déroule sous le chapiteau avec son directeur (Jérôme Thomas) et son garçon de piste (Franck Ténot)…

From May to end of August, the tent is in Linz, Austria. Jérôme Thomas and team are collaborating there with the Austrian musician Isabel Ettenauer for one of the projects of LINZ09.

 www.linz09.a

L’idée de refaire du cirque est née naturellement, et je lui trouve du sens, 15 ans après avoir quitté le cirque où j’ai été formé lors des tournées d’Annie Fratellini.

Ce choix ne peut être hasardeux, dans le bouleversement qui depuis quelques années a vu fleurir en France, avec vivacité et une incroyable créativité, une nouvelle génération d’artistes de cirque, l’implantation de nouvelles structures, l’ouverture de nombreuses écoles de cirque.

Cet engouement fait naître inévitablement dans l’esprit des professionnels et du public la question : qu’est ce que le cirque aujourd’hui ?

Je tenterai d’y répondre à ma manière, et cette réponse est finalement le fondement du nouveau spectacle de la Compagnie Jérôme Thomas, le « CIRQUE LILI ».

Avant tout, considérons qu’un spectacle est bon par ce qu’il suscite comme vives émotions, fortes réactions dans le public. L’œuvre d’art est l’œuvre d’art et l’artiste ne peut donc pas à mon sens se définir comme appartenant à un cadre (le cirque, la danse…). Son expression est entière et existe avant tout comme témoignage de vie.

L’art n’est donc pas pour moi la culture, la culture est la capacité à intégrer l’œuvre d’art au sein de la cité afin d’en faire bénéficier le spectateur pour son enrichissement personnel, et c’est l’une des clés de voûte d’une société démocratique. L’artiste, par sa parole, invente et crée sa vision du monde et la propose au public.

Pour revenir au cirque, Meyerhold disait en 1920, le cirque est le cirque et le théâtre est le théâtre ; nous ne pouvons confondre !

Qu’est-ce qui pourrait différencier le cirque des autres arts ?

Après la fondation du premier cirque équestre d’Astley en Angleterre en 1768, bien loin après les jeux romains, le cirque introduit très vite différentes spécialités et accueille les premiers clowns et les premiers jongleurs sur la piste.

Le renouveau du cirque contemporain des années 1980 a prouvé par la suite, que ces spécialités étaient bel et bien des arts à part entière.

Zingaro et son émancipation du cirque avec son appellation «théâtre équestre».
Le jonglage par des spectacles longs conçus pour les scènes de théâtre.
Les «Arts Sauts» qui présentent tout spécialement l’art aérien.
Les «Nouveaux Nez», clowns de music hall, comme Grock en 1930.
L’acrobatie avec le spectacle «Pas Touche Terre» de Rémy Balagué et Babeth Gros.
Et la liste n’est pas exhaustive. Faire du cirque aujourd’hui, ce serait peut être alors considérer ses cadres : un espace circulaire qui présente des arts divers. Les arts de la piste !
Et la liste n’est pas exhaustive. Faire du cirque aujourd’hui, ce serait peut être alors considérer ses cadres : un espace circulaire qui présente des arts divers. Les arts de la piste !

La Compagnie Jérôme Thomas va donc entreprendre de respecter les lois qui définissent à la base le cirque, dans la lignée Johann Le Guillerm, à mes yeux pur représentant du cirque contemporain : montrer un personnage travaillant dans un cercle et qui y présente des arts ; l’art du jonglage en premier lieu qui est le domaine que nous avons approfondi.

Que continue à vivre le cirque, notre imaginaire collectif d’enfant.
Vive le cirque ! ! !

Jérôme Thomas

The idea of a circus show came naturally. It made sense, fifteen years after leaving the circus where I’d originally trained during tours with Annie Fratellini.

This choice certainly wasn’t a chance one. It was made in the context of a revolution which, over the last few years, has brought forth a new generation of circus performers with extraordinary energy and creativity; new forms; new structures and a number of new schools.

Such fervour has, inevitably, given rise to a question – asked by public and professionals alike: what is the Circus today?

I’ve tried to answer that in my own way, which has provided the basis for the Company’s new show, « CIRQUE LILI ».

First, let’s take for granted that a show is good because it gives rise to strong feelings, strong reactions in the audience. A work of art is a work of art, and an artist cannot, to my mind, define himself simply within the context of a specific framework (circus, dance etc.) The artist’s expression is, in itself, complete. It is – first and foremost- a testimony of Life.

So, for me, Art is not culture. Culture is the capacity to assimilate a work of art into the heart of society, thus enhancing the lives of each spectator. It is, in that sense, one of the foundations for a democratic society. An artist, through his work, invents and creates his own view of the world, and offers it to spectators.

To return to the circus… In 1920, Meyerhold said the circus is the circus, and the theatre is the theatre, not to be confused!

What differentiates the circus from other art forms?

With the foundation of Astley’s first equestrian circus in England in 1768, long after the Roman games, the circus began to flourish with new specialities, so welcoming the first clowns and jugglers onto the circus ring.

The advent of contemporary circus styles from 1980 proved that these specialities were well and truly art forms in themselves.

Zingaro, for example, who has broken ground with a new notion of “Equestrian” theatre
Juggling with full-length shows, conceived for theatre spaces
« Arts Sauts » whose work concerns high flying acrobatics, tight rope, trapeze work…
The « Nouveaux Nez », a group of music hall clowns, like Grock in 1930.
Acrobatics with the show « Pas Touche Terre » by Rémy Balagué and Babeth Gros.
These are just a few. Circus work today may mean taking stock of the setting : a circular space in which various art forms are presented. The arts of the ring !

And so, the Jerome Thomas Company does its best to respect the laws which, at heart, define the circus, in the Johann Le Guillerm tradition. He is, to my mind, a true representative of today’s circus : showing a character who works within a circle, and who presents the arts : the art of juggling first and foremost, which is our particular field of work.

Here’s to the continuation of the circus, and our collective child-like power of imagination!
Long Life the Circus!

Jérôme Thomas

Conception et interprétation Jérôme Thomas

Musique Guy Klucevsek
www.guyklucevsek.com

Accordéon et musique additionnnelles Jean-François Baëz
Saxophone Jean Charles Richard (création jusqu’à 2005)
Max Nagl, Vygintas Kicevicius

Collaboration à la Mise en scène Hélène Ninérola

Garçon de Piste
Valentin Lechat (création) Christophe Pilven (2002 à 2006)

Costumes Emmanuelle Grobet
Lumières Bernard Revel
Accessoires Julien Malardenti
Conception du chapiteau / Scénographie Gilles Audejean
Régie Generale Cédric Simon
Construction Peter Lamb, Cédric Simon et Laurent Gaveau

Production Agnès Célérier

Remerciements à :
Christophe Sigognault, Pascualito, Compagnie l’Echappée Belle, Mairie de Matour, Sophie Thomas, Bernard Goffart, Yacine Benhamida et Jérôme Chaleix.

Coproductions :
Armo - Compagnie Jérôme Thomas
Le Carré Magique Théâtre Missionné de Lannion
Le Théâtre Scène Nationale de Mâcon
Théâtre 71, Scène Nationale de Malakoff
La Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne la Vallée
Etablissement Public de La Villette.

Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication (D.M.D.T.S)
du Conseil Régional de Bourgogne
de l’ADAMI
l’aide de l’AFAA
du Conseil Général des Hauts de Seine

ARMO - Compagnie Jérôme Thomas est en convention avec la DRAC Bourgogne – Ministère de la Culture et de la Communication

 

 Voir et/ou télécharger la fiche technique


Le Cirque Lili, SON cirque, contemporain à l’ancienne comme Jérôme Thomas le définit lui-même, déploie sa fantaisie dans le respect des lois qui définissent le genre. Dans un bain de musique et de jeu, les numéros traditionnels, revisités par l’artiste, apparaissent dans des formes surprenantes qui donnent à rêver. (…)
Jérôme Thomas dépassant les difficultés techniques des numéros semble rebondir de danses en danses. Son goût pour le mouvement est présent à chaque instant, dans chaque situation. Même assis sur un tabouret en train de jongler sur le sol, son corps esquisse une réponse harmonique au jeu de balles comme dans un duo. (…)
Cirque Lili n’est pas une parodie. Cirque Lili a valeur de symbole. Porteur d’une mission, il redit la poésie du cirque et son pouvoir de susciter des émotions.
Quinze ans après s’être éloigné du cirque, Jérôme Thomas pour qui l’œuvre d’art n’a de sens que si elle touche, s’empare du propos avec brio dans cette performance d’acteur qu’est aussi Cirque Lili.

Le Figaroscope, 29 octobre 2003
Dominique Duthuis

Les mille et une facettes d’un jongleur d’exception

C’est le cirque, dans toute sa splendeur, à la fois pathétique et spectaculaire. Jérôme Thomas nous offre à voir à travers ses numéros l’immense panoplie de notre potentiel physique et imaginatif. Enfants comme adultes adhèrent à ce spectacle qui libère des peurs profondes, des refoulements et de l’ennui. Pour inviter à oser, travailler, respirer, imaginer et surtout rire de ses propres audaces. Extraordinaire, entend-on à la sortie du chapiteau. Allez vérifier !


Cirque. Jérôme Thomas, homme orchestre, enchaîne les numéros. Ivre de la jongle.

(…) Dans Cirque Lili, il donne un coup de balai dans les coins, assure la totalité des performances, puis se charge lui-même d’éteindre la lumière quand le spectacle s’achève. Au milieu d’une piste pas plus grande qu’une piscine pour enfants, l’homme enchaîne l’intégralité des numéros comme si tous les artistes de ce petit cirque de proximité avaient brutalement disparu. En un peu plus d’une heure, le voici dresseur d’animaux invisibles, puis acrobate, magicien et finalement jongleur, ce qu’il est depuis toujours. L’art de la jongle est ici une performance ludique, proche des jeux visuels, une discipline où le geste mille fois répété finit par confiner à la folie. Balles en mains, Jérôme Thomas est imbattable.


(…) Une longue silhouette déboule sur la piste et va l'occuper durant une heure et demie: Jérôme Thomas, quarante ans, l'un des meilleurs jongleurs de sa génération, mine fardée à la Debureau. Son long corps de danseur, sec et musclé commence une conversation muette avec une plume blanche. Ces deux-là se connaissent bien. Très beau dialogue, image superbe, l'aisance de l'artiste est à vous couper le souffle. Le souffle, justement, on l'entend, c'est sur lui que repose en partie l'adresse du jongleur. Plume, canne ou balles blanches sont les compagnons de jeu de cet homme qui ne ressemble à personne.

Avec Jérôme Thomas, (…) les scènes ne se suivent pas, elles s'enchaînent. S'installe aussitôt un univers autant burlesque qu'onirique. On oublie la césure entre vieux cirque et nouveau cirque (…) Le jongleur inclassable flirte avec la danse. Il semble s'amuser de tous les genres, y compris du genre féminin ; c'est en robe mauve qu'il dresse trois ballons blancs à coups de cravache. Comme ses balles, il rebondit sans cesse avec le public qu'il fait rire et qu'il surprend (…) Jérôme Thomas est l'héritier d'une tradition du cirque et l'inventeur d'un art et d'un univers inédits, exceptionnels.


Jérôme Thomas, l’homme qui voulait être un cirque

Accompagné d’un compère et de deux musiciens, Jérôme Thomas célèbre dans le spectacle magique du Cirque Lili l’art du jonglage auquel il a consacré toute sa vie.

(…) Une heure et un bon quart d’heure durant, il multiplie les figures, court, saute, virevolte, avec la générosité de ceux pour qui s’économiser ne veut rien dire. Il étonne, stupéfie, ahurit. Enjôleur et malicieux, il provoque l’émotion aussi bien que le rire.
Mieux encore, il fait rêver : sous ses dix doigts, les sept balles blanches et légères qu’il ne semble qu’effleurer paraissent des colombes. Lorsque la piste de plancher se met doucement à tourner, métamorphosant le cirque de bois et de toile rouge en un manège de fête foraine de jadis, la grâce saisit. La magie aussi.


Jérôme Thomas’ delicate balance

(…) Thomas can juggle, sure, but he's more concerned with getting the audience to think differently about what juggling is, or can be. Objects, human beings, motion, and, most of all, imagination are the raw elements. How they can be put together opens up a world of possibilities. It feels as though Thomas would really prefer to work with a single object at a time so that he could give it his full attention. He might balance it on his toe, on his nose, behind his neck. He starts the show with a feather and ends it with a moonlike, glowing orb; in between, he teaches us to appreciate the objects themselves and how differently they move.
To Thomas, the expression of character is equal — strike that — more important than the things in the air. Thomas plays multiple characters in Cirque Lili: a clown, a matador, a magician. The most memorable is a young girl, in a purple dress she likes to twirl in, who tames three giant white balloons she imagines are lions. It's a wonderfully detailed portrayal, as the girl snaps her whip, commanding the lions (OK, the balloons) around the stage, and then, with a nod and smile, complimenting them for their obedience (…)


This cirque is magnifique
Frenchman Jérôme Thomas’ gifts make for a magical night of theater.

Juggler, dancer, clown, mime, performer extraordinaire – these are just the bare-bones adjectives to heap upon Frenchman Jérôme Thomas, and they do him and his enchanting show, “Cirque Lili,” only partial justice (…) After Ringling Brothers, after Cirque du Soleil, after the new vaudeville artists, you'd be excused for assuming there was nothing new to be seen under a peaked canvas roof. Thomas and company reaffirmed, however, the seemingly limitless capacities of the human imagination (…) Thomas' great gift is how he helps grownups connect once again with their inner child. That's a prize worth rushing out to grab hold of.

Coast, juillet 2005
Susan Segal

If you think a juggling show means watching a guy in floppy shoes standing in a tent throwing around some bowling pins, think again. Cirque Lili is circus juggling as you’ve never seen it before ; juggling as performance art, as poetry. Jérôme Thomas, considered the greatest juggler in France today, is the artist behind Cirque Lili, which is to circuses what Wagner is to folk music. Yes, it’s set in a tent (…) Yes, Thomas juggles, but his teats are truly stunning in their elegance and mastery. When Thomas performs he seems to defy the laws of gravity. Accompanied by jazz-influenced live music, and a sprightly sidekick, Circus Boy, Thomas’ show pays homage to « the fine art of juggling », evoking pioneering artists of the past (…)