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...Sous les doigts du jongleur et du percussioniste les instruments originaux se mettent à vibrer...

Conception/interprétation
Jérôme Thomas & Roland Auzet
Sous le regard de Mathurin Bolze
Musique électro live Wilfried Wendling
Conception/construction des instruments
Robert Hébrard
Lumière Bernard Revel
assisté de Dominique Mercier Balaz


Jérôme Thomas and Roland Auzet, musican, composer, associate to create this duet.


Tout d’abord il y a la présence insolite des objets sonores.

D’abord silencieux, ils vont peu à peu s’animer, sous les doigts du jongleur et du musicien, devenir des objets générateurs de sons, habités d’une vibration propre. Sont-ils les objets du jongleur, sont-ils les instruments du musicien ?

Dans l’espace peu à peu démultiplié par les miroirs, le jongleur et le musicien se confondent. Ils mettent en oeuvre une communauté de gestes, se rapprochent, s’imitent et se répondent. La poésie naît de l’étrange manipulation qui joue sur l’échange, la magie, l’illusion. Faut-il regarder ? écouter ?

Jérôme Thomas et Roland Auzet revisitent le monde.

Si les sphères évoquent les lointains cabinets de curiosité, la musique et le jeu viennent pour autant nous rappeler à la modernité. Les sons, les gestes, les corps, les objets, tous se regroupent autour d’émotions sonores et visuelles.

Jérôme Thomas et Roland Auzet incarnent d'étranges dompteurs d'objets fauves. Ils ponctuent leurs accès d'humeur d'étranges sonorités humaines.


La tension naît de la friction entre ces corps volontaires et la résistance des choses.

Ce partage de la scène, des sons et des savoir-faire se fait grâce à Mathurin Bolze qui regarde, observe et détermine le sens, grâce à Wilfried Wendling qui écoute et interprète les sons électroniques.

Quatre acteurs d'un concert imaginaire où s'imbriquent le visuel, le sonore, le mouvement et le temps. Dans l'ombre, Robert Hébrard, créateur d'instruments sonores, installation plastique et musicale.

 

Durée 55 minutes
Spectacle également proposé pour des séances scolaires à partir de 7 ans (possibilité de 2 représentations par jour)

Production déléguée ARMO/Cie Jérôme Thomas
Coproduction Act Opus & Espace des Arts, SN de Chalon sur Saône
Création à l'Espace des Arts en octobre 2008

 

Une musique à quatre mains et quatre pieds, comme sortie d'un grenier d'enfance

Sommes-nous dans une prison de Piranèse, une grotte platonicienne ou un mystérieux grenier d'enfance ? Qui sont ces hommes muets, que le mouvement rend soudain diserts et volubiles ? Quels sont ces instruments sortis de l'imagination d'un Jérôme Bosch délivré de l'angoisse et de la mélancolie ?
Le jongleur prophète Jérôme Thomas et le percussionniste et compositeur Roland Auzet ont repris depuis le 14 janvier leur spectacle de 2008 - Deux hommes jonglaient dans leur tête, donné jusqu'au 1er février au Théâtre Silvia-Montfort. Celui-ci est né d'un désir : la rencontre de deux hommes soucieux de leur art mutuel.

Le premier est celui qui a rendu la poésie au monde du cirque, le second, un artiste musicien rompu au travail de la scène.
Le troisième compère s'appelle Robert Hébrard, un luthier visionnaire, concepteur d'instruments singuliers : des culbutos sonores - cônes, globes, sphères ou totems de bois, de métal et bambous.

Jérôme Thomas est encore un pantin inanimé lorsque débute le spectacle. Sa longue silhouette désarticulée avance sur des blocs de bois poussés par Roland Auzet à l'aide d'immenses baguettes.

Jeux de chat, de souris

Passé le fleuve d'une diagonale, les deux hommes s'accroupiront au bord d'un rudimentaire xylophone en bambous. La communication passera d'un morse hésitant à l'émulation en miroir, jusqu'à l'affrontement virtuose, dont le percussionniste sortira vainqueur, c'est bien le moins !

 

Il faudra alors à Jérôme Thomas déployer les orbes et volutes de son art élégant et secret, jouer la feinte d'un envol de balles blanches lumineuses au fronton d'un cercle connu de lui seul pour reprendre la main. Roland Auzet se fera le partenaire hypnotique de ce ballet en apesanteur, inscrivant du bout de ses quatre baguettes blanches son propre contrepoint curieux, décalé ou complice (on pense à la danse des petits pains de Charlie Chaplin dans La Ruée vers l'or).

Ces interpénétrations duelles, ces jeux de chat, de souris, ces joutes d'aèdes aériens, ces luttes d'athlètes antiques, donnent à ce spectacle une force envoûtante. Magie que démultiplient les échos grondants ou feutrés de la musique électronique live concoctée par Wilfried Wendling, les lumières sensuelles ou surréalistes de Bernard Revel, tandis que Mathurin Bolze canalisait l'inventivité prolifique des deux artistes.

Qui jongle, qui « percussionne » ? Les balles de Jérôme Thomas battent l'air, résonnent sur le sol. Les baguettes de Roland Auzet tournent dans l'espace, tombent sur la terre. Les deux sont une seule musique à quatre mains et quatre pieds, nus. Costumes sombres, chemises blanches, cravates, ces deux-là sont les créateurs tout-puissants d'un monde libre qui abolit les frontières temporelles, spatiales et sensorielles, celui d'une vie démultipliée transcendant l'incarnation.


La boule et l'oeuf

Un jongleur et un percussionniste au milieu d’instruments étranges.
Du cirque musical plein d’invention.
L’un jongle avec des grelots de tailles différentes sortis de sa poche, tandis que l’autre arpège sur un œuf musical, un des drôles d’instruments en bois qui peuplent le plateau. Livrés à leur art, à leur manie, les deux hommes ressemblent un peu à deux cambrioleurs, entrés par effraction dans l’atelier d’un fabricant de jouets. Leur entrée en lice est d’ailleurs particulièrement soignée : le jongleur, grand escogriffe, avance perché sur des tambours de bois que le musicien fait résonner à l’aide de longs bâtons. Pas sûr que ces deux-là se connaissent vraiment. Passé le temps de la découverte – le rebond des balles pour l’un, le rythme des baguettes pour l’autre –, chacun part vaquer à son exploration… On ne présente plus Jérôme Thomas, roi de la jongle et rénovateur des arts de la piste. On connaît moins Roland Auzet, compositeur contemporain, passé par une école de cirque, pourtant lui aussi homme de scène. Discret et assuré, il met en branle des instruments imaginaires, aux accents sourds ou métalliques, évoquant par moments le gamelan de la lointaine Indonésie. D’autres présences, en filigrane, se font sentir sur le plateau. Comme celle de Robert Hébrard, luthier fantastique, inventeur de toutes ces roues, sphères à mobiles et œufs sonores, conçus sur le principe du culbuto... Ou encore celle de Mathurin Bolze, ex-trampoliniste passé à la mise en scène – sa maîtrise de la star à cinq balles, aux débordements ici canalisés, dominés, n’est pas le moindre de ses mérites. Jérôme Thomas, électron libre de la piste, se plie à la dure discipline du rythme musical. De cette rencontre non forcée, imaginée par l’Espace des arts de Chalon-sur-Saône, chacun sort apaisé, grandi.


Rencontre en scène entre deux artistes hors normes

Roland Auzet et Jérôme Thomas. L’un est percussionniste virtuose, compositeur passé par l’Ircam, apprenti voltigeur à l’école Fratellini et inventeur d’un « cirque technologique et musical ». L’autre est jongleur singulier, gracile un peu fauve, toujours à tarauder les frontières disciplinaires. Deux artistes, deux fortes personnalités, pour un face à face sans compromis. (…)

Un quartet pour un étonnant duo

Pour chercher un langage en commun, ils ont fusionné leurs outils : ils ont fait fabriquer chez un luthier des instruments-objets, qui peuvent être manipulés tout en produisant des sons. Et pour orchestrer leur tête-à-tête, ils ont demandé à Mathurin Bolze, circassien metteur en scène, de jouer l’arbitre bienveillant, et à Wilfried Wendling d’écouter et d’interpréter en « live » les sons électroniques. En scène, Roland Auzet et Jérôme Thomas ont peu à peu tissé la partition de cet étonnant duo, où la résistance des choses, le caprice des objets et la musique des corps fusent en un dialogue unique.


Un spectacle à écouter et regarder

C’est dans un univers sonore et un peu magique que Roland Auzet et Jérôme Thomas ont plongé les spectateurs mardi soir au Piccolo de la rue aux Fèvres.
« Faire exister ce qui n’existe pas ». La musique, le cirque, l’expression corporelle vont faire naître ce monde magique. Deux hommes vêtus de noir, pieds nus et venus de nulle part dans une quasi obscurité se frayent un chemin quelque peu cosmique. La présence de globes, de sphères au sol et en hauteur, de cubes, tous objets sonores, plonge le public dans les entrailles d’un monde mystérieux.
Peut-être les premiers pas de l’homme, ses balbutiements, ses recherches, une musique douce rappelant les quatre éléments. Des sons de peuples primitifs.

Le globe se balance, est-ce la Terre qui tourne ?
La lumière se fait plus intense, les percussions aussi. Jeux de balles, jeux de notes, une jonglerie interactive. Puis, jeu de miroirs, les instruments et les personnages se multiplient à l’infini. Les acteurs se perdent et nous perdent un peu dans ce dédale, le rythme est plus intense. Roland Auzet s’installe en bas de scène, les miroirs inclinés reflètent le public.
Ce sont des rires qui accompagnent les envols de plume et les mimiques. Rires aussi lorsque Jérôme Thomas jongle avec ses nombreuses balles et avec la participation de sa cravate ! la vie est faite de hauts et de bas, le principe du yin et du yang… Les éléments sonores de forme rondes ou ovoïdes se déchaînent dans un bruit fracassant, c’est la folie, un véritable tsunami ! Le calme après la tempête, une pluie douce.
Une pluie d’applaudissements pour saluer cette création très originale. Avec la complicité de Mathurin Bolze metteur en scène, Wilfried Wendling sons électroniques et Robert Hébrard créateur d’instruments sonores.