Hip 127, La Constellation  
Compagnie Jérôme Thomas   
des cigognes
 
| Création 2016 
 
Hip127,  
La Constellation des cigognes   

 
Un projet de transmission, une commande, une création « Un jonglage à la portée de tous, qui enfin considère la manipulation d’objet et la pratique corporelle, dans une fusion, une symbiose, logique et évidente.
Créer, ensemble Hip127,  
La Constellation des cigognes   

La rigueur dans les gestes comme indispensable
à la poésie des objets dans l’espace

Jérôme Thomas, auteur et metteur en scène

Le rêve d’une collaboration ancestrale
de la musique et des arts du cirque

Roland Auzet, compositeur


Le jonglage comme acte métaphysique

Martin Palisse, metteur en scène


 
annexes  
 


Les objets et la dramaturgie

dans Hip 127, La Constellation des cigognes


La voix pousse les objets vers le ciel
 

CV  
 
| Jérôme Thomas
 

 

 
| Roland Auzet
 

 
| Martin Palisse
 

 

 
| Angèle Chemin
   Soprano

 
  
 
| Les interprètes jongleuses
 
et jongleurs
 
         
Hip 127 est une commande de l'Opéra de Limoges et du Sirque Pôle National des Arts du Cirque de Nexon.

La création a eu lieu le 4 octobre 2016 à l’Opéra de Limoges avec l'orchestre de l'Opéra de Limoges sous la direction de Daniel Kawka.


Mise en scène et chorégraphie Jérôme Thomas et Martin Palisse
Création musicale Roland Auzet*

Interprétation
Jonglage Audrey Decaillon, Viola Ferraris, Florence Huet,
Stefan Kinsman, Ria Rehfuß, Alexis Rouvre, Daniel Sanchez
Chant Angèle Chemin

Partie orchestrale interprétée par
l’Orchestre de l’Opéra de Limoges
Sous la direction de Daniel Kawka

* sauf orchestration : (Op. 48, No. 10) Dichterliebe de Robert Schumann (texte extrait des "lyrisches intermezzo" Heinrich Heine)

 

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Lumière Bernard Revel
Scénographie Bernard Revel et Martin Palisse
Costumes Emmanuelle Grobet
Collaborateur artistique-musique électronique Daniele Segre-Amar
Régie son Chloé Levoy
Direction de production Agnès Célérier
Assistée de Boris Sommet pour le Sirque
Photos Christophe Raynaud de Lage

Production déléguée ARMO - Cie Jérôme Thomas
Une commande de l'Opéra de Limoges et du Sirque Pôle National des Arts du Cirque de Nexon

Autres coproducteurs
Agora Pôle National des Arts du Cirque de Boulazac
CIRCA Pôle National des Arts du Cirque - Auch
ARCHAOS Pôle national des Arts du Cirque Méditerranée
Cirque Théâtre d’Elbeuf Pôle National des Arts du Cirque - Normandie
Cirque Jules Verne Pôle National des Arts du Cirque et de la Rue à Amiens
Le Manège Scène Nationale de Maubeuge

Ce projet a reçu l’aide à la création pour les arts du cirque du Ministère de la Culture et de la Communication - DGCA.
La Compagnie Jérôme Thomas est soutenue au titre des compagnies conventionnées par la DRAC Bourgogne - Franche-Comté et en convention avec le Conseil Régional de Bourgogne - Franche-Comté.

Hypnotique et lyrique, ce spectacle est un « alliage » inédit entre opéra contemporain et jonglage. Dans un univers épuré et minimaliste, où seuls les corps et les objets sont donnés à voir dans leur rapport minutieux à l’espace et à la musique, sept jongleuses et jongleurs et une chanteuse lyrique y sont réunis sur un ciel renversé, tantôt azur, tantôt nocturne. On y retrouve les objets qui ont accompagné durant trente cinq ans la pratique du jonglage cubique de Jérôme Thomas et qui, ici, semblent prendre leur envol grâce à la voix. Libre au spectateur d’inventer ses correspondances entre les règles musicales et le déplacement des balles blanches, des cannes, des plumes et des cerceaux, et d’évoluer avec les artistes dans le ciel changeant de cette constellation imaginaire, parmi « les multitudes d’astres ».

 

*Le nom Hip 127 s’inspire du catalogue d’étoiles « Hipparcos ».

Hip 127, La Constellation des cigognes est un projet porté par deux artistes de génération différente, Jérôme Thomas et Martin Palisse.

Formé au jonglage par Jérôme Thomas, Martin Palisse, lui aussi jongleur et créateur depuis bientôt quinze ans, a souhaité poser les fondements de ce projet dans une démarche de filiation.
Il prend sa place dans une démarche plus large de construction et de transmission d’un patrimoine pour le cirque, art encore jeune, dans l’une de ses composantes les plus anciennes, le jonglage.

La création, unissant cirque et musique, est une commande de l’Opéra de Limoges et du Sirque Pôle national des arts du cirque de Nexon en Limousin, dont Martin Palisse est le directeur, nommé en janvier 2014, avec un projet inscrivant comme axe majeur la notion de filiation artistique entre auteurs dans le domaine du cirque.

Sur une proposition d’Alain Mercier, directeur de l’Opéra de Limoges, la composition musicale a été confiée à Roland Auzet. Heureux hasard ou destin : il a déjà co-écrit et interprété un spectacle avec Jérôme Thomas, Deux hommes jonglaient dans leur tête.

 

 

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Un seul travail, qui pourtant regroupe : corps, esprit, et objets, pour que l’art du jonglage apparaisse comme un outil d’expression, comme l’est la poésie. » Jérôme Thomas

« Cette création s’appuie sur la pratique du jonglage cubique de Jérôme Thomas et sa géographie détaillée de l’espace du corps du jongleur, comme source première de l'écriture chorégraphique. Sur une musique originale de Roland Auzet, elle flirte entre autres avec la composition du ballet au gré de partitions précisément écrites dessinant l’espace entre mouvements d’ensemble hypnotiques et soli virtuoses… pour mieux interroger l’endroit possible de l’invention dans le domaine du jonglage chorégraphique.
Formé par Jérôme Thomas, j’ai souhaité réaliser une mise en scène s’affranchissant de la notion de style, pour mettre en lumière l’essence du geste si singulier du Jongleur. Notre collaboration pour le spectacle
Over the Cloud (26e promotion du Centre National des Arts du Cirque) nous a permis de tester notre duo et de mieux le définir dans la délicatesse des rôles et du positionnement de chacun.
Notre travail est complémentaire : Jérôme opère depuis le centre de la piste, il transmet le mouvement et le jonglage, il chorégraphie, j’opère depuis la périphérie, je corrige le groupe et place les interprètes. Il progresse dans la lumière du plateau avec le groupe, je lui fais face dans le noir de la salle. C’est notre engagement de longue date pour l’art du jonglage qui nous permet de mener à bien cette aventure. Notre volonté est commune : transmettre ensemble à une génération de jeunes jongleurs et jongleuses la conscience de ce que peut être un répertoire dans les arts du cirque, le cirque est un art jeune, au contraire du théâtre et de la danse, qui ont des dizaines d’années d’expérience dans ce domaine. Nous serons, œuvrant tous les deux ensemble, un exemple, dans le sens d’une idée possible, de cette transmission. »

Martin Palisse, hiver 2014/2015

La cigogne est le nom d’une application corporelle symbolique, une assise et un port de bras particulier qui caractérisent une ligne esthétique à la fois élégante et animale.

« Dix ans après Rain/Bow, arc après la pluie, l’Opéra de Limoges, Alain Mercier et Martin Palisse me font la formidable proposition de créer un nouveau ballet jonglé contemporain.

Penser à nouveau pour le jonglage, reprendre la recherche sur ce langage spécifique, la démarche me ravit ! Créer les matériaux de l’ouvrage, écrire les tableaux jonglés pour une pièce d’envergure, voilà qui m’inspire ! Poursuivre la collaboration avec Martin Palisse, initiée lors de la création Over the Cloud, spectacle de la 26e promotion du CNAC, chorégraphier et mettre en scène ensemble dans une relation inédite trans-générationnelle, voilà qui doit me permettre de pousser plus loin le travail accompli il y a dix ans !

Cette œuvre coordonnera sept jongleurs hommes et femmes ensemble, confrontés à la grande difficulté d’atteindre le niveau de rigueur et de précision absolument indispensables pour rendre poétiques les images des objets dans l’espace scénique.
Ce travail sur l’écriture du jonglage est comme un livre et chaque chapitre a ses objets - cannes, balles, cerceaux, plumes - ces objets qui m’ont accompagné 35 ans de jonglage durant.
La multiplication des images, la coordination humaine au plateau et surtout le corps du jongleur selon ma théorie de la pratique seront le cœur de
Hip 127, La Constellation des cigognes. »

« Lorsque l’idée de "revenir" avec Martin Palisse vers le spectacle de Jérôme Thomas, Rain/Bow, et plus exactement vers la notion d’un ballet jonglé contemporain, est apparue et que la proposition d’y adjoindre l’Orchestre de l’Opéra de Limoges dans une partition originale à composer s’est précisée, je dois dire que mes raisons personnelles d’être « artiste aujourd’hui » m’ont apparu convoquées. Avec Jérôme, notre collaboration de six ans autour de Deux hommes jonglaient dans leur tête s’est nourrie de toutes les réflexions essentielles sur notre métier et notamment de la présence des compositeurs au sein des œuvres du spectacle vivant.
Avec cette œuvre, nous allons réaliser le rêve d'une collaboration ancestrale de la musique et des arts du cirque quand ceux là sont convoqués au sommet de leurs possibles. Sept jongleurs et un orchestre d’opéra au service de la narration et de l’émotion de ce parcours entre virtuosité et poésie des objets et des corps. Une voix sera là aussi. Est-elle un enfant ? Sans doute. Sans doute. Il voit les autres jouer… comme lui peut-être. Prisme inversé de celui qui regarde et de ceux qui font. Cette voix devient celle de l’universel et un fil, un point par lequel d’autres éléments dramaturgiques seront vus.
Un contrepoint entre la fragilité des cordes vocales et la force de l’orchestre s’incarnant en vis à vis de la force des corps des circassiens, la délicatesse et la virtuosité nécessaire à l’acte artistique du jongleur.
La musique comme la corde raide où l’œuf et la pierre se doivent de cheminer ensemble… san
s casse. »

La partition est écrite pour 27 instruments d’orchestre, musique électronique, chanteuse soprano.

« En 2001, je rencontrai Jérôme Thomas. Initié à sa pratique, le jonglage cubique, je mesure très vite à quel point celle-ci va profondément modifier le jonglage et que le rôle de ma génération sera de se préoccuper de sa transmission, de notre mémoire collective.

J’ai pu m’éloigner de sa pratique mais je suis resté proche de son travail et le fait de n’avoir jamais cessé de décrypter son œuvre a fini par m’amener à l’envie de mettre en scène et de chorégraphier ce jonglage, ce langage.

Premier ballet jonglé, Rain/Bow était conçu à la fois comme une œuvre et un point de départ pour d’autres œuvres de jonglage chorégraphique. Ce geste a ouvert des pistes qu’il est très intéressant de poursuivre aujourd’hui en prenant en compte l’évolution de la pensée de Jérôme sur le jonglage : ainsi cette notion de "jonglistique" qu’il développe depuis peu, et qui rassemble le jonglage (lié aux objets codifiés) et la manipulation d’objet (utilisation d’un objet non usuel).

La notion de "jonglistique" se croise avec la vision que j’ai de l’écriture de Jérôme : d’une part très minimaliste, une voie abstraite et chorégraphique qu’il porte depuis toujours - une voie qui s’allie aussi à sa notion musicale du jonglage - le jonglage cubique, sa pratique, s’appuie sur des notions telles que binaire, ternaire, doubles, croches… vocabulaire directement emprunté à la musique.

D’autre part, il existe une autre face de l’univers de Jérôme, un univers baroque, non dénué de grotesque, qui le porte souvent vers des choix plus théâtraux et qui peut se lire dans le choix de certains objets non conventionnels.

Aujourd’hui je rêve que cet ensemble jonglé s’inspire des vents, des courants d’air qui chaque jour caressent notre corps, d’un doux désert azur où les trajets des jongleurs tenteront de laisser une trace dans l’espace autant que les objets.

La notion de dessin prend de plus en plus son sens : dessiner à partir des motifs chorégraphiques qui se répètent, avec chaque objet, jouer des décalages d’un autre objet perturbateur dans un espace visuellement limité, tracer le mouvement du jongleur qui trouve son prolongement dans l’objet, à son tour porté par la voix.
Entre mouvement d’ensemble hypnotique et solistes telluriques, cette pièce donnera à voir dans une simplicité naturelle la puissance du jonglage comme acte métaphysique.
»

 

 

 

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Les objets retenus pour cette création sont pour la plupart les objets de prédilection de Jérôme Thomas : les balles blanches, la canne et les plumes.

Y sont adjoints également les cerceaux qui sont ici un objet d’ouverture et d’élargissement du jonglage et de la manipulation d’objet vers les arts du cirque. Le cerceau de manipulation roulant au sol (référence au jongleur Bob Bramson) est ainsi associé à la roue Cyr, à la fois agrès d’acrobatie et de manipulation.

Chacun de ces objets a des caractéristiques physiques distinctes. Il s’agit là de formes simples et abstraites laissant libre champ à l’imaginaire, à la métaphysique des corps dans leur rapport à l’objet, et à une dramaturgie de l’objet au-delà de toute psychologisation, de toute référence au réel ou à une forme conçue pour le jonglage (telle que la massue).
Ces caractéristiques physiques de chacun des objets induisent un certain rapport entre le corps et les objets eux-mêmes, et ainsi un mouvement différent, un « geste » réinventé à chaque objet.

Les 4 objets, ou famille d’objets, et le mouvement des corps qui en découle, construisent la dramaturgie du spectacle qui est découpé en plusieurs actes, chaque acte lui-même étant découpé en plusieurs scènes, entre mouvement d’ensemble, duos ou trios.

Dans Hip 127, La Constellation des cigognes, il y a une chanteuse lyrique sur scène, la présence de la voix existe depuis l’origine dans le projet de Roland Auzet, et la présence physique de la chanteuse, sa place particulière, à la fois dans le groupe et hors du groupe, est un des fils du spectacle. Les objets semblent prendre leur envol grâce à la puissance de la voix. La balle est une sphère, la canne est une ligne droite et dure, la plume est une ligne souple et légère et le cerceau est un cercle : 4 objets abstraits et pourtant extrêmement physiques et ancrés dans un rapport de gravitation, dont la musique accompagne l’existence et modifie la trajectoire.

Jongleur d'abord formé au cirque avec Annie Fratellini et au cabaret, il s'orienta très tôt vers le jazz et collabora avec de nombreux musiciens : Bernard Lubat, Carlo Rizzo, Marc Perronne, Pascal Lloret, Alfred Spirli, Jacques Higelin, l’ARFI, Trio Bravo, Andy Aimler, ensemble Aleph, Michel Portal et bien d’autres. Ces rencontres l’orientèrent vers une pratique de l’improvisation. Après avoir créé Artrio (1988) avec Jean-Paul Autin et Carlo Rizzo, il interpréta Extraballe (1990) un solo en collaboration avec le chorégraphe Hervé Diasnas, puis Kulbuto (1991), une création collective.
Il est le directeur artistique de ARMO (Atelier de Recherche en Manipulation d’Objets)/Cie Jérôme Thomas depuis sa création en 1992 et la codirige avec Agnès Célérier depuis 2000.
La Compagnie produit Quipos, monde de cordes & Hic Hoc, univers onirique en 1995 / Amani Ya Bwana, avec les acrobates kenyans, les Jambo Mambo en 1996 / Le Banquet avec le GR 12, groupe de recherche de la Cie en 1997/ «4» Qu’on en finisse une bonne fois pour toutes avec… en 98 / IxBE, d’après Extraballe avec Simon Anxolabéhère en 2000 à L’ARC, Scène Nationale du Creusot, théâtre de résidence pendant de nombreuses années. Ces spectacles ont largement tourné à l’étranger avec le soutien de l’AFAA. Cirque Lili rappela Jérôme Thomas au cirque à Lannion en mai 2001 et fut joué plus de 300 fois sous chapiteau. Il créa ensuite Milkday (Théâtre 71 -Malakoff 2003), Le fil… et ses invités pour le Cirque Jules Verne d’Amiens (d’après Le Fil mis en scène pour les musiciens Michel Aumont et Daniel Pabeuf, prix de La Région Bretagne) puis Pong avec le mime suisse Markus Schmid, au «Sujet à Vif» (SACD - Festival d’Avignon).

Rain/Bow, arc après la pluie, ballet jonglé pour dix artistes formés à la même pratique du mouvement et de la manipulation d’objets, fut créé en 2006 en versions théâtre (à Boulazac) et cirque (au cirque Jules Verne à Amiens dans lequel la Compagnie a été en résidence pendant 3 ans).

En même temps que ces pièces écrites, Jérôme Thomas poursuivit ses recherches sur l’improvisation et la relation entre jonglage et musique avec Juggling Hands / Les Hurluberlus / Duo «Jérôme Thomas invite Jean François Baëz».
En 2007, il mit en piste le spectacle d’inauguration du Cirque Théâtre d’Elbeuf, Jeux de Piste.
En 2008, il créa Libellules et Papillons !! spectacle pour 8 artistes avec un solo chorégraphié par Pedro Pauwels/ Papillons! pour la rue / Sortilèges, spectacle pour enfants / Deux hommes jonglaient dans leur tête, en collaboration avec le compositeur Roland Auzet et sous le regard de Mathurin Bolze. Il participe au spectacle de Jean Lambert Wild Le Malheur de Job (CDN de Caen).
En octobre 2010, il créa Ici. avec le mime suisse Markus Schmid et le musicien Pierre Bastien. Un spectacle en trois mouvements, pour deux artistes et une musique mécanique. En 2012, il créa Sur des œufs avec Jean-Marie Maddeddu, pour sa carte blanche à La brèche à Cherbourg dans le festival Spring. En 2013, il crée FoResT, un spectacle pour le chapiteau de bois et de toile rouge de la Cie, accompagné par Jean-François Baëz accordéoniste et compositeur et Aurélie Varrin.

Parallèlement à ses propres créations et interprétations, Jérôme Thomas a toujours transmis sa pratique et donné de nombreux stages en France et à l’étranger. Il est plusieurs fois intervenu à l’École du cirque de Moscou et au CNAC de 1989 à 1993.
Conseiller artistique à l’Académie Fratellini, il intervient dans le parcours des apprentis en tant qu’enseignant, cursus jonglage. Il crée Colosse, spectacle de fin d’année en décembre 2012.
En 2014, met en scène avec la collaboration de Martin Palisse, le spectacle de fin d’études de la 26ème promotion du Centre National des Arts du Cirque (CNAC), Over the Cloud.
En 2015 il interprète la pièce d’Henry Fourès pour jongleur et sextuor Dels dos Principis créée à Strasbourg au festival Musica, produite par L’Ircam et La Cie Jérôme Thomas.
En 2016, Hip 127 la Constellation des Cigognes, pièce pour 7 jongleurs et une artiste lyrique a été créé à L’opéra de Limoges avec l’orchestre de l’Opéra. La musique est de Roland Auzet, la mise en scène et la chorégraphie de Jérôme Thomas et Martin Palisse.
Il a été l’instigateur, avec l’aide de nombreux artistes et du Théâtre 71 de Malakoff, du premier Festival de Jonglage Contemporain et improvisé, Dans la Jongle des Villes, en 1996. La dernière édition de cet événement a eu lieu en juin 2001. En 2001, il fut directeur artistique des Arts de la Jongle à l’Espace Chapiteaux du Parc de la Villette dans le cadre de l’Année du Cirque.
Jérôme Thomas a été membre du Comité d’honneur de l’Année du Cirque en 2001.
Il a reçu en 2003 le prix SACD pour les Arts du Cirque et a été élu en 2009 et en 2015 Administrateur délégué - Arts du Cirque à la SACD.

Compositeur, percussionniste et metteur en scène qui se définit lui-même comme un « écrivain de plateau ».

Directeur général et artistique du Théâtre de la Renaissance d’Oullins de juin 2011 à juin 2014, Roland Auzet est un artiste polymorphe.

Elève de Georges Bœuf (composition) et de Gérard Bazus (percussion) au Conservatoire de Marseille, puis de Gaston Sylvestre au Conservatoire de Rueil-Malmaison, avant d’entrer au Conservatoire de Paris et à l’Ecole de Cirque d’Annie Fratellini, Roland Auzet a été lauréat de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet en 1991.

Il réalise l’année suivante le drame musical Histoire d’un Faust avec Iannis Xenakis dont il dit : « Il est le maître que je relis sans cesse, et avec qui j’essaie de me frayer un chemin de pensée et de construction des projets que je conduis. »

En 1997, Roland Auzet suit le cursus de Composition et d’informatique musicale de l’IRCAM, dans le cadre duquel il conçoit OROC.PAT, suivi du Cirque Tambour et de Schlag! . Il réalise ensuite plusieurs projets artistiques en collaboration avec des artistes de cirque (Jérôme Thomas, Mathurin Bolze), des plasticiens comme Giuseppe Penone, des chorégraphes (Angelin Preljocaj, François Raffinot), des metteurs en scène (Jean-Louis Hourdin).

Il fonde en 2000 la Compagnie Act-Opus avec laquelle il est en résidence à l’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône entre 2005 et 2011. Il y compose et met en scène ses projets, construits à partir de textes d’Ovide, Maurice Dantec, Rainald Goetz, Eduardo Arroyo, Fabrice Melquiot, Laurent Gaudé.

Sa vingtaine de pièces de théâtre musical et œuvres scéniques sont pour lui autant de moyens de sensibiliser le public à la musique contemporaine et d’aborder les thèmes fondamentaux de la vie.

Il est nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 2007.

Il crée en 2012/2013 : Histoire du soldat avec Thomas Fersen, Tu tiens sur tous les fronts de Christophe Tarkos avec Hervé Pierre et Pascal Duquenne et Aucun homme n’est une île de Fabrice Melquiot.

En mars 2014, la création d’un opéra de chambre, Steve Five, a vu le jour en collaboration avec l’Opéra de Lyon.

Il met en scène récemment Ninet’Inferno avec Pascal Greggory et Mathurin Bolze (2015), Dans la solitude des champs de coton avec Anne Alvaro et Audrey Bonnet (2015). Depuis 2015/2016, il dirige le projet d’académie TOTEM(s) (THÉÂTRE OPÉRA TEXTE ET ÉCRITURE MUSICALE POUR LE SPECTACLE) de La Chartreuse, Villeneuve-lez-Avignon.

Martin Palisse est auteur, jongleur et metteur en scène. Il codirige avec Elsa Guérin les projets artistiques du Cirque Bang Bang, compagnie de cirque contemporain.

Il est directeur du Sirque, Pôle National des Arts du Cirque de Nexon en Limousin, depuis le 1er janvier 2014.

D’abord autodidacte, il se forme au jonglage auprès de Jérôme Thomas, mais aussi Nadejda Aschvits et Maksim Komaro.
En 2000, il fonde la compagnie avec Elsa Guérin et créent leur 1er spectacle Dans quel sens ? (200 dates France, étranger) pour lequel ils collaborent avec Lân Nguyen, puis Phia Ménard.

En décembre 2004, ils créent Skratch, métissage chorégraphique entre jonglage et hip-hop, combiné à un travail de réalisation vidéo.

À l’automne 2005, ils sont invités au Japon dans le cadre du programme 2005 EU-Japan Year of People to People Exchanges/Arts for Community Growth and Development, en collaboration avec Art Lab Ova et l’Institut franco-japonais de Yokohama, pour présenter des performances improvisées à la Triennale Internationale d’art contemporain de Yokohama.

En 2006, ils amorcent un virage vers le cirque en créant Une nuit sur Terre sous un chapiteau dont la fabrication est dirigée avec le constructeur Napo. Ils invitent pour cette création le chorégraphe Hervé Diasnas et initient le vol jonglé, combinaison de jonglage et déplacement ; ils collaborent également avec Johanny Bert, metteur en scène et Manu Deligne, musicien et compositeur.

En 2009, ils créent BODYnoBODY, puis en 2010, SomeBODY qui est présenté à Lima (Pérou), au Festival Polo Circo à Buenos Aires et au Teatro Real à Cordoba (Argentine), en partenariat avec les Alliances Françaises et Culturefrance.

En août 2011, ils créent POST au festival La Route du Cirque à Nexon, en partenariat avec le Sirque Pôle national des arts du cirque (120 dates France, étranger dont deux tournées en Amérique du sud). En 2011, ils créent aussi BLIND/Action pour le Centre National du Costume de Scène à Moulins.

Début 2014, ils débutent un projet en deux étapes s’appuyant sur un dispositif scénographique, un tapis roulant de 8m, dont il sera à l’origine de la conception. Ils créent Still life, pièce courte pour lieux non dédiés, en juin 2014, et Slow futur sur une musique live du groupe Zombie Zombie créé en novembre 2015 pour le festival Mettre en Scène au Théâtre National de Bretagne à Rennes.

En 2014, il collabore avec Jérôme Thomas à la mise en scène du spectacle de fin d’études de la 26ème promotion du Centre National des Arts du Cirque, Over The Cloud.

Nourris du jonglage cubique de Jérôme Thomas et d'autres pratiques (le jonglage site swap plus physique que cérébral de Maksim Komaro, le hip-hop et autres approches du mouvement dansé), Elsa Guérin et Martin Palisse envisagent le jonglage non pas comme une somme de figures à apprendre mais plutôt comme une pratique globale, un art qui engage le corps et l'esprit, aux frontières de la danse et du théâtre, et comme un langage poétique pouvant être mis à la disposition et permettant l'expression de chacun. Depuis une dizaine d’année Martin Palisse effectue un travail de transmission autour de sa pratique artistique du jonglage en France comme à l’étranger en parallèle des tournées de spectacles.

S’engageant parallèlement pour son milieu professionnel, Martin Palisse est élu au Conseil national du Syndicat du Cirque de Création, vice-président en 2007 et 2009, puis président de 2010 à 2013.
En 2010 et 2011, il collabore avec Jérôme Thomas, alors Administrateur délégué - Arts du Cirque à la SACD, à la réforme du répertoire des Arts du Cirque.
Il crée et interprète avec Halory Goerger un Sujet à vif au Festival d’Avignon 2016 : Il est trop tôt pour un titre.

Angèle Chemin grandit dans une famille d'artistes et commence à jouer au théâtre sous la direction de son père Philippe Chemin à l'âge de cinq ans. Elle obtient son Prix de perfectionnement au CRD de Gennevilliers en flûte traversière en 2009. Elle se forme comme artiste lyrique auprès d'Elsa Maurus, Robert Expert (DEM 2014 au CRD de Bobigny) et se perfectionne auprès de Malcolm Walker et Ruby Philogene. Elle participe à des masterclasses avec des artistes tels que Salomé Haller, Erika Guiomar, Nicolas Krüger, David Stern, Serge Cyferstein, Geoffroy Jourdain...

Angèle Chemin collabore avec des formations telles que les Voix animées, Tm+, l'Ensemble Le Balcon, Le MDI Ensemble, le Namascae Lemanic Modern Ensemble, l'Ensemble Chrysalide, les quatuors Diotima, Xasax, Makrokosmos… Elle est membre de l'Ensemble Maja, en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2016. Passionnée par la musique contemporaine, elle est en résidence en 2012 et 2013 à l’Abbaye de Royaumont dans le cadre de la Session Voix Nouvelles. Depuis 2010, elle créée des œuvres de nombreux compositeurs dont Daniel d'Adamo, Mathieu Bonilla, Sébastien Roux...

Elle interprète entre autres La Sequenza III de Luciano Berio, le Pierrot Lunaire d'Arnold Schoenberg à la Scène Nationale de Niort, les rôles IL et la Femme de peine dans l'opéra La Métamorphose de Michaël Levinas au festival Musica, crée Théâtre Acoustique I : Lieux Perdus de Pedro Garcia Velasquez et Benjamin Lazare avec l'Ensemble le Balcon à la Fondation Singer-Polignac et à l'Espace Jean Legendre de Compiègne (dir.M.Pascal). Invitée par Stefano Gervasoni pour chanter ses Aster Lieder, elle se produira avec le MDI Ensemble à Milan puis au Composit New Music Festival où elle donnera également des conférences sur l’écriture vocale dans la musique contemporaine. Parmi ses prochaines créations, le rôle de Claudia dans l'opéra Bureau 470 de Tomas Bordalejo (dir. A.Cemin), l'opéra Forge de Gabriel Philippot à l'opéra de Reims, ainsi que Hip127 (dir.D.Kawka), spectacle de Martin Palisse, Jérôme Thomas et musique (création mondiale) de Roland Auzet à l'Opéra de Limoges puis en tournée nationale.

Angèle Chemin a enregistré Sanjo IV pour soprano solo de Eunho Chang à Varsovie, les 5 pièces magiques de Yassen Vodénitcharov et en 2017, elle enregistrera son opéra Le joueur de flûte de Hamelin.

Audrey Decaillon

Audrey Decaillon a commencé à travailler sur son solo “Sitting to See” en 2007 lorsqu’elle étudiait le jonglage et la danse à Jonglierkatakomben à Berlin. Elle perfectionne ensuite ce numéro en le jouant à travers toute l’Europe, puis en France depuis 2009, il aura été joué plus de 400 fois, primé au 33ème Festival mondial du cirque de demain, soutenue par Chemin émergent, Pyrénées de cirque, tournée dans les célèbres GOP en Allemagne... Elle fonde également la Cie See en 2009 pour créer différents projets de cirque nouveau, dont dernièrement ‘’les congés payés’’ où elle apprend l’art du clown au côté de Gaëlle Cathelineau. Egalement DPLG d’architecture de l’ENSAPLV (Paris 2007), Audrey Decaillon a un regard précis, aigu et artistique sur le monde qui l’entoure. La performance et l’espace architectural sont indissociables, c’est la connaissance de ces deux domaines qui lui a valu d’être reconnue et appréciée pour sa capacité créatrice.

Viola Ferrarris

Artiste de cirque pluridisciplinaire, Viola Ferraris est née en 1983 à Ceva (Italie). Enfant de la balle, elle suit une formation artistique en Italie (diplômée en graphisme publicitaire en 2001), puis à l’Ecole du cirque Carampa à Madrid, Espagne. Elle intègre ensuite en 2004 l'École Nationale des Arts du Cirque de Rosny-sous-Bois (BATC en 2006), puis l'Académie Fratellini dont elle obtient le DMA (Diplôme du Métier des Arts) en 2009.
De 1990 à 2003, elle est artiste dans le spectacle Microcirco Cie Aqcuarone Ferraris - (Italie).
De 2005 à 2009, elle est artiste de cirque en France (Opéra Rock Myton, Jean Gaudin - 2006 / cabaret Karacena, Laurent Gachet et J.Y Penafiel / Dédale le cirque des origines, Laurent Gachet / cabaret Cabaric'à Brac, Jean-Yves Penafiel et Pierre Doussaint) et en Italie (Klinke et Kolok Cie Milo e Olivia /Gran Varieta Brachetti spécialité trapèze ballant, mise en scène Arturo Brachetti).
En 2009 et 2010, elle est trapéziste dans la Cie Autoportés, Pipotal, et dans le spectacle Faust de Kazuyoshi Kushida (Japon). En 2012, elle crée sa propre compagnie, la Cie Elefanto.
En 2012/2013, comédienne burlesque dans le one-woman show Pitta Pitta (France et Italie), comédienne et jongleuse dans le spectacle Jongle de la compagnie Théâtre Bascule.

Florence Huet

Jongleuse et danseuse née en région parisienne en 1988, Florence manipule des cerceaux depuis 2007.
Elle suit deux années la formation artistique du Centre Régional des Arts du Cirque de Lomme (France), puis rejoint Kiev (Ukraine), où elle approfondit sa technique auprès de Yuriy Pozdnyakov, Directeur de l’Académie des Arts du Cirque en 2015.
Depuis 2013, elle développe une technique originale et présente de nombreux travaux personnels dans des cabarets et conventions de jonglerie en France, nourrissant ce qui deviendra en 2015 Dakatine, un numéro solo de jonglage de cerceaux.

Stefan Kinsman

Né en Suisse, Stefan Kinsman grandit au Costa Rica et s’initie au jonglage et à la musique dès l’âge de 13 ans. En 2010, il rejoint l’école de cirque Flic à Turin en Italie où il se spécialise dans une discipline : la roue Cyr. 

En 2013, il intègre le Centre National des Arts du Cirque de Chalons en Champagne au sein de laquelle, en 2015, il participe à la création Over the cloud, spectacle de fin d’étude de la 26ème promotion mis en scène par Jérôme Thomas assisté de Martin Palisse. Cette première collaboration est à l’origine de sa participation en tant que jongleur à la création HIP 127. Au sein de l’école, débute également sa recherche commune avec Juan Ignacio Tula autour de la pratique de la roue Cyr. Dès lors, en compagnonnage avec la Compagnie Mpta, sous les regards de Mathurin Bolze et Séverine Chavrier, ils créent Somnium en 2015 et prochainement Santa Madera en 2017.

Ria Rehfuß

Danseuse et musicienne née en 1982 à Balingen, en Allemagne. Elle a étudié pendant 7 ans la rythmique à l’Ecole de Musique de Trossingen, en Allemagne et sort diplômée en 2009 avec un master Musique et Mouvement. En 2011, elle est également diplômée de “North Karelia College of Outokumpu” Ecole de danse contemporaine en Finlande. Depuis 2010 elle enseigne à l’Ecole de Musique de Trossingen la danse contemporaine, la danse contact improvisée, l’anatomie appliquée et la création scénique. A côté de ses propres créations (chorégraphie, improvisation, art vidéo, concerts de piano et performances de rue), elle travaille avec la compagnie de danse contemporaine allemande “OFF SPACE” à Kassel, en Allemagne et avec le groupe de théâtre musical “LABYRINTH” (avec des mineurs immigrés) à Stuttgart, en Allemagne. Depuis août 2014, elle est artiste interprète dans la Compagnie Jérôme Thomas et joue dans FoRest.
Depuis octobre 2014, elle travaille avec la Compagnie “IMPR•VE” qui met en place une plate-forme pour des étudiants motivés désirant progresser en collaborant avec des professionnels.

Alexis Rouvre

Alexis Rouvre est artiste de cirque, spécialisé en jonglerie, manipulation de corde et acrobatie. Après avoir suivi des cours à l’Espace Catastrophe à Bruxelles, il s’est formé à l’ESAC (Ecole Supérieure des Arts du Cirque) à Bruxelles de 2006 à 2009. Il a également suivi de nombreux workshops de danse avec David Zambrano, Roberto Olivan, Mila Henrich, Peter Jasko, Martin Kilvadi ...
Dénouement, son numéro de sortie de l’ESAC avec balles et cordes, a été joué plus de 300 fois en Europe dont à EJC 2009 à Vittoria, Espagne, au festival 531 à Helsinki en Finlande, à La Villette à Paris lors des sorties 8,9,10, et a reçu le prix spécial pour l’innovation au festival Sol Y Circo en Allemagne.
En 2014, il a créé aux Halles de Schaerbeek lors du festival UP ! le solo Cordes, actuellement en tournée. Il l’a joué entre autres à Prague à Cirkopolis Fest, Midi-Pyrénées fait son cirque en Avignon, Ny Cirkus Festival à Copenhague, Festival CIRCa à Auch.

Daniel Sanchez

Né à Madrid en 1974, Daniel Sanchez, artiste professionnel depuis 1999, travaille principalement comme jongleur mais a aussi une solide formation en danse, musique et acrobatie.
Il est co-fondateur de la Compagnie Malabreikers, avec lequel il crée Malabreikers show, qu’il a joué des centaines de fois en Espagne. Il collabore avec la compagnie Gandini Juggling et a joué « Glow » et « Director’s Cut » une centaine de fois en tournée internationale. Il est également jongleur et acrobate dans la comédie musical El Rey que Rabio (Teatro de la Zarzuela, direction Luis Olmos) qu’il joue également une centaine de fois. En 2010, il a conçu le Proyecto Sánchez Company avec lequel il a créé plusieurs spectacles, et des installations interactives, mêlant jonglage et technologie dont "c010r35" et "IPPON" (premières en 2017). Spécialisé dans le jonglage « social » (plus de deux mains), Daniel Sanchez donne régulièrement des cours et des masterclasses à Madrid et dans le monde.

 

 

 

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